QUE PUIS-JE ESPERER DE MON SEVRAGE ?

 

 

Il peut être angoissant pour le dépendant qui se lance sur le chemin du sevrage, de ne pas savoir où il met les pieds. Car après tout, comme vivre sans pornographie, quand on en consomme régulièrement, parfois depuis des années? En somme, y'a't'il une vie après le porno?

Mais rappelez-vous que vous n'êtes pas la premier à vous embarquer dans cette histoire. Ces inquiétudes, cette angoisse, d'autres les ont ressentis avant tout. Leurs parcours sont riches d'enseignement.

Cet article a été çoncu entièrement à partir du vécu des membres du forum, et plus particulièrement de ceux qui, tenant un carnet, viennent s'exprimer régulièrement sur leurs avancées. Leurs expériences vous permettront de vous rassurer sur l'utilité du sevrage (I), mais vous renseigneront aussi sur les "effets secondaires" entraînés par le grand chamboulement, dans lequel vous vous apprêtez à vous lancer (II). Encore une fois, rien d'inquiétant, juste l'objectif en ligne de mire: une vie sans pornographie.

N'hésitez pas à m'écrire (contact@pornodependance.com) si vous pensez qu'il est possible d'enrichir cet article.

 

 

I. LES EFFETS ATTENDUS DU SEVRAGE

 

Quelque soit les raisons qui vous amènent à vouloir arrêter votre dépendance, elles sont bonnes ;-) Mais vous êtes sans doute loin de vous douter de tous les bienfaits que va vous apporter à l'arrêt de la pornotoxicomanie.

Dans les moments de doute, que vous sentirez les tentations vous reprendre, venez relire cette partie de l'article. Cela vous permettra de vous souvenir combien vous avez à gagner, à sortir définitivement du cycle de la pornodépendance.

 

A. LES EFFETS COMPORTEMENTAUX ATTENDUS

 

Le sevrage permet de retrouver confiance en soi

 

Le dépendant a souvent une image négative de lui-même.

 

D'abord, il a honte de sa consommation. Il se sent comme un monstre, un pervers. Il ne sait pas comment s'arrêter, et a l'impression d'être le seul dans son état. Il a peur de lui, peur de ce qu'il pourrait devenir. Un véritable dédoublement de la personnalité qui peut se révéler terrorisant.

Ensuite, le dépendant se sent généralement honteux, piteux de s'être fait piéger par la pornographie - surtout si des précédentes tentatives de sevrage ont échoué.

 

D'autant plus qu'il est relativement difficile de parler à coeur ouvert du problème à sa famille ou à ses amis! Cette solitude renforce le sentiment d'impuissance qui habite le dépendant (voir à ce titre l'article "Définition de la pornodépendance", partie II.D, "La pornodépendance se manifeste-elle aussi en société?")

 

Le sevrage va vous permettre de faire exploser ce cycle de la dévalorisation, en vous donnant ce que le porno vous refusait: un combat à mener, un but à atteindre. Au bout du tunnel, il y a cet homme ou cette femme, cette version de vous libre de toute dépendance, épanouie et fière. Le sevrage va vous aider à vous rapprocher de cette personne.

 

Vous allez apprendre à vous valoriser. Vous allez vous rendre compte que les "montagnes" que vous pensiez devoir affronter, ne sont nullement infranchissables. Vous allez vous étonner de vos propres progrès. Le désespoir de la dépendance fera bientôt place à la fierté du sevrage réussi.

 

Au fur et à mesure que votre sevrage avancera, vous vous sentirez à nouveau libre de faire ce pour quoi vous n'aviez soi disant plus le temps, ou plus l'envie:aller vers les gens, sortir entre amis.... Vous vous souviendrez que vous n'êtes pas qu'un pornoaddict; que vous valez beaucoup plus que ça.

 

TEMOIGNAGE DE YANN, EX-DEPENDANT DESORMAIS SEVRE, 16/11/10

 

"Je partage un sentiment de liberté avec mon corps, rien ne m'est dicté, je résiste aux pulsions avec rigueur. J'en ressort plus heureux lorsqu'une nouvelle pulsion est maitrisée (...) les bienfaits se ressentent surtout dans ma vie sociale, je partage mon enthousiasme, fait preuve d'assurance, et j'ai eu le plaisir si petit soit-il d'avoir des remarques positives de mon entourage à ce propos. Bilan: Energie, Confiance en soi, Gain de temps, Sommeil régénérateur, Concentration, Et j'en passe ... Je crois que le premier mois passé est libérateur, et je compte bien ne pas m'arréter là !"

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

Le sevrage favorise la sociabilité

 

Le dépendant se sent souvent relativement seul. La consommation de porno est une activité chronophage, qu'on ne peut de surcroît partager avec personne. Aussi, tout le temps passer à surfer sur des sites X ou à lire des revues porno, est du temps "socialement" perdue.

De surcroît, dans certains cas de dépendances lourdes, l'addict a peu à peu perdu tout attrait pour les activités qui ne lui apportaient aucune stimulation sexuelle. Il préfère donc se replier sur son matériel pornographique, plutôt que de sortir entre amis ou de voir la famille.

Enfin, le porno est très souvent destructeur pour le couple. C'est une activité qu'on ne partage que très rarement avec son conjoint; pire, la plupart du temps, les hommes font en sorte de cacher au mieux leur consommation. Et pour cause, peu de femmes accepteraient sous leur toit l'odieuse concurrence des poupées pixellisées ou de papier glacé.

(voir à ce titre l'article "La pornographie nuit aux relations conjugales et familiales")

 

Grâce au sevrage, vous allez réapprendre ce que les mots "vivre en société" veulent dire. Vos congénères humanoïdes vous regagner de l'intérêt à vos yeux. Car, la vraie vie est là, et non pas à se masturber devant un écran ou avec un magazine porno ouvert à ses pieds. Vous retrouverez rapidement le goût pour les sorties entre amis ou les diners romantiques Vous aurez envie de rattraper tout ce temps perdu, ce temps dévoré par le porno.

 

Le contact avec les femmes est aussi grandement facilité par le sevrage. Certains dépendants sont comme paralysés face aux jolies femmes, tellement ils sont constamment bombardés de signaux pornographiques en présence de la gente féminine. Mais le sevré, libéré de ces tourments, redevient capable de s'adresser à femme attirante sans forcément la voir comme un bout de viande. Il sait également maîtriser l'éventuel attirance sexuelle que cette dernière pourrait exercer sur lui. Il est également capable d'envisager la vie de couple non pas uniquement sur le potentiel de galipettes de son partenaire, mais aussi sur une vraie capacité d'échanges et de partage.

 

 

TEMOIGNAGE DE REVIVAL, FUTUR EX-DEPENDANT, 04/07/11

 

"Les choses avancent pour moi à grand pas. Je n'éprouve plus de désir de regarder du porno. Idem pour la MB. Je n'y pense quasiment plus. Conséquence, je me sens moins préoccupé, plus en phase de calme et d'évidence envers moi même, et surtout envers mon rapport a autrui, et notamment ma famille, avec laquelle je redécouvre le déconneur que j'ai toujours été... Et les enfants en sont les premiers ravis! Je me sens bien. Tout simplement!"

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

Le sevrage rend moins irritable

 

Comme pour n'importe quelle drogue, le dépendant n'arrivant pas à avoir accès à sa dose devient irritable, agressif, parfois confus dans ses actions. Un comportement que les membres de l'entourage ont beaucoup de peine à comprendre, eux qui ne connaissent pas l'état d'addict du dépendant.

Dans les cas de dépendances les plus lourdes, l'irritabilité est presque constante. Parce qu'il n'est pas toujours facile, dans une journée de travail par exemple, de trouver un accès tranquille à un ordinateur ou à un lieu où pouvoir se masturber. La frustration qu'a le dépendant à ne pas réussir à consommer, est source d'irritabilité.

 

Mais une fois le mécanisme du manque cassé, ces états d'irritabilité cesseront. Vous remarquerez qu'une fois sevré, votre entourage vous trouvera apaisé, plus détendu, comme libéré. Tout simplement parce que vous n'êtes plus enchaîné au boulot de votre addiction.

 

TEMOIGNAGE DE DANIEL, EX-DEPENDANT DESORMAIS SEVRE, 10/02/11

 

"J' étais "addict" ( a peu prêt 1 a 2h par jour, avec masturbation) (...) je pense que cela perturbait mon cerveau , car selon ma femme j étais devenu agressif , impatient...
Maintenant je me sens beaucoup mieux : a l'écoute des autres, serein, bien dans ma peau.Vraiment cela vaut le coup de changer, l impression de renaitre.
"

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

Le sevrage atténue les états de déprime

 

Les pornodépendants ressentent une forme d'amertume, de tristesse générale à propos de leur état. Ils sont de ce fait souvent traversés par des phases de déprime, plus particulièrement marqués durant les états de manque. Comme dans toute dépendance, le pornoaddict alterne phases d'euphorie (excitation puis satisfaction sexuelle) et effets de descente.

 

Les effets de descente sont parfois salutaires, car ils peuvent agir d'électrochocs pour débuter un sevrage. Mais dans la majorité des cas, ils enfoncent le dépendant dans une amertume toujours un peu plus profonde.

 

Le dépendant qui se sevre, ne vit les effets de descente que de manière très atténuée. Tout simplement pace qu'en ne "planant" plus très haut, il évite de descendre très bas. De plus, le sevrage donne à l'addict un but, et une vision beaucoup plus optimiste de lui-même. Il l'aide à se valoriser, à relever la tête et aller de l'avant. Un peu d'autosatisfaction, ca ne fait jamais de mal dans les moments de blues!

 

TEMOIGNAGE DE YANN, EX-DEPENDANT DESORMAIS SEVRE, 30/12/10

 

"Je pense m'être libéré de ce mal, la pornographie. Cela fait maintenant plus de 2 mois que je ne me masturbe plus, que je ne visionne plus de pornographie. (...) Ma vie à changé, la morosité et le spleen qu'entrainait la masturbation/pornographie à laissé place à la motivation et un sentiment de bonheur à la plupart de mes réveils (bonheur qui vient du fait de décider de son sort selon ses actes, de manière active !) (...)"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE WEEZY, FUTUR EX-DEPENDANT, 11/05/11

 

"Je me sens plus fort chaque jour, même si la tentation est encore forte, je commence a etre mieux armé ! J'ai de plus en plus de moment ou je me sens libre et de moins en moins de déprime. J'ai beaucoup moins de sauts d'humeur, je suis beaucoup plus constant. En bref je deviens une meilleure personne. Le combat est encore long ! Mais mes amis je suis fier de vous annoncer : 5 semaines sans pornographie"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com


Attention toutefois à ne pas confondre les états de déprime, qui sont des passages à vide temporaire, avec une dépression dont les effets sont beaucoup plus tenaces.

La pornodépendance ne rend pas à elle seule dépressif. Mais elle peut jouer un rôle si elle se cumule à d'autres sources anxiogènes.

Si vous avez un doute, pour vous aider à faire la différence entre états de descente et dépression, posez-vous ces simples questions:

- à part ma pornodépendance, y'a-t-il d'autres domaines dans lesquelles je ne me sens pas heureux? (travail, famille, amis...)

- ai-je certaines pulsions (envies sucidaires, automutilation, actes autodestructifs) devant m'alerter sur mon état?

- m'arrive-t-il de pleurer après avoir consommé de la pornographie ?

- me sens-je en permanence stressé, angoissé ou déprime?

- ai-je l'impression d'avoir beaucoup plus d'états de déprime, que de périodes hautes?

 

Si vous répondez oui à au moins trois de ces questions, il est sans doute temps de consulter un spécialiste, comme un psychiatre ou un psychologue. Ce dernier vous aidera à travailer sur les problèmes de fond, ce qui vous libérera pour combattre votre pornodépendance.

Et si, aux questions précédemment cité, inutile de vous affoler! Votre état général s'améliorera au cours de votre sevrage.

 

Le sevrage permet de renouer avec une image saine du corps féminin

 

Parce qu'il est comme prisonnier de ces pulsions, le pornodépendant n'arrive plus à maîtriser leur apparition, et projette bien involontairement toutes de sortes de fantasmes sur les femmes croisées dans la rue, mais aussi sur les collègues de bureau, voire les femmes de la famille.

La plupart des addicts vivent cette situation extrêmement mal. Ils ont l'impression d'être des pervers, des monstres obnubilés par le sexe, incapables de se contrôler. Un véritable sentiment de dédoublement de personnalité s'installe entre eux, entre celui qu'ils sont, et cette accablante version d'eux-même engendrée par la pornographie.

 

Durant le sevrage, vous réapprendrez à ne plus voir les femmes comme des bouts de viande, et redeviendrez capable d'en apprécier la beauté sans que cela n'entraîne chez vous un débordement de fantasmes. Vous arriverez à nouveau à marcher dans la rue, la tête droite, sans être constamment assaillie par vos pulsions. Puis vous serez à nouveau capable de tenir une conversation avec une jolie femme, sans que cela ne déclenche en vous un raz-de-marée d'images pornographiques.

 

Rassurez-vous cependant, on ne vous demande pas de devenir des moines! Il est normal et humain, d'apprécier les charmes d'une jolie femme. Ce qui n'est pas normal, c'est d'être à chaque fois assailli de fantasmes, qui pervertissent la beauté de l'être regardé.

 

 

Le sevrage va vous permettre de vous réinvestir dans votre couple (ou la recherche d'une vie de couple)

 

La pornographie envisage la sexualité, comme le début et la fin de tout. Nombre de dépendants ont donc du mal à installer une relation hors du seul cadre sexuel. Ils ne savent pas, ou plus, s'investir dans une véritable vie de couple, où l'intérêt portée à l'autre ne se limite pas à son seul potentiel sexuel (voir l'article La pornographie nuit aux relations conjugales et familiales, partie IA "La sexualité vécue comme une fin en soi")

 

 

Le sevrage va vous réapprendre à ne plus voir l'autre uniquement comme un instrument sexuel. Vous vous souviendrez combien il est beau d'avoir de la complicité, de la tendresse à partager avec quelqu'un. Vous vous apercevrez que, contrairement à ce que sous-entendent les clichés médiatiques actuels, la très grande majorité des gens n'envisagent leur sexualité qu'au sein d'une union de couple. Vous n'avez donc pas à être "une bête de sexe", pour être dans la norme.

 

Si vous êtes en couple, le sevrage va vous permettre de renouer avec la complicité des premiers moments, et avec un certain romantisme, une forme de tendresse que vous croyiez sans doute disparus.

Si vous n'êtes pas en couple, vous arriverez à nouveau à vous projeter dans un désir sain de vie à deux, et non plus uniquement dans une simple recherche de partenaires sexuels.

 

 

TEMOIGNAGE DE DANIEL, EX-DEPENDANT DESORMAIS SEVRE, 14/02/11

 

"Le sevrage, plus de 4 mois, sans aucune tentation ni envie de succomber (...) J'encourage tout le monde a suivre cette démarche car cela n 'a rien d insurmontable , il suffit de vouloir, de ne pas se mentir , et etre inconditionnel. Et quel bonheur apres !J'ai l 'impression de renaitre. Ma femme me dit que j 'ai changé d une maniere incroyable: pas d agressivité, serein, intentionné... Je revis !"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

B. LES EFFETS ATTENDUS SUR LA SEXUALITE

 

Le sevrage donne un meilleur contrôle de son excitation et de sa libido

 

La sexualité du dépendant est comme "détraquée". Sinon, comment expliquer qu'on puisse être excité par un défilé de corps pixellisés, mais plus par une relation sexuelle "réelle"? (Voir à ce titre l'article "L'altération de la sexualité du dépendant")

Le sevrage va "laver" votre cerveau, et à ce titre, vous ramener tout doucement vers une libido et une excitation dont vous serez le maître, et non plus l'esclave

L'attrait pour les relations sexuelles "réelles" reviendra vite. Vous réapprendrez aussi à être excité par la simple joie de faire l'amour avec la personne avec qui vous avez choisi de partager votre vie. Parce que justement, c'est "elle" ou "il" que vous avez choisi. Vous serez à nouveau capable de vous épanouir dans une sexualité dite "conventionnelle", c'est à dire ne rimant pas ave compétivité ou technicité, mais avec amour et tendresse.

 

TEMOIGNAGE DE FRANCK, EX-DEPENDANT DESORMAIS SEVRE, 20/01/11

 

"Tenez bon, je n'ai pas regardé une seule image porno depuis des mois, et pourtant je partais avec un sacré passif. Bref, moi je me sens mieux, moins fatigué a passer des nuits a mater des vidéo, et suis a nouveau très satisfait de ma libido."

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE MADAME, FUTURE EX-DEPENDANTE, 12/12/10

 

"(...) je me sens fière de moi, fière de ne pas me laisser dominer par mes pulsions mais au contraire de les dompter. je réalise que je suis capable de faire des choses qui me font du bien, et pas seulement des choses qui me détruisent. (...) Je me sentais nerveuse toute la journée car les images regardées la veille continuait à me "travailler ", il y avait comme une excitation que je ne parvenais pas a éteindre meme en dehors des séances de visionnage."

En résumé, je dirai que débuter le sevrage a chamboulé ma vie (...) je me sens différente, et plus j'avance ,plus c'est facile, et plus ma motivation grandit, je me dit maintenant que c'est possible de m'en sortir"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

Le sevrage permet de renouver avec une sexualité de couple épanouie

 

La majorité des dépendants en couple jugent leurs rapports sexuels insatisfaisants. Deux principales raisons à cela:

- la sexualité du couple est généralement monogame, l'interdiction de l'infidélité étant une règle implicite de gestion de l'union. Or, la pornographie sollicite plus particulièrement les pulsions invitant au renouvellement permanent des corps (scènes de sexualité à plusieurs; rapports avec des inconnu(e)s...).

- la compagne ou le compagnon n'est pas l'actrice ou l'acteur pornographique. Il ou elle n'a sans doute pas envie de subir toutes les dépravations du X, ni d'être traitée comme une pièce de viande. Il ou elle aimerait sans doute plus de tendresse dans les rapports; ce qui dans le sexe pornographique, est exclu. Un fossé se crée entre la sexualité dont rêve le dépendant, et celle que désire son partenaire. La frustration s'installe des deux côtés.

 

Dans une sexualité de couple, même sil peut éventuellement y avoir une part d'agressivité mutuellement consentie, on attend toujours de l'autre de l'attention, et du respect. Or, le sexe pornographique est technique, violent, performant, mais il est tout sauf tendre et respectueux. Le porno n'apprend pas à faire l'amour, mais juste à baiser pour son propre compte, pour sa propre jouissance égoïste.

 

Toute l'insiduisité de la pornographie, est de vous faire croire qu'elle va enrichir votre univers sexuel, en vous donnant de nouvelles idées. En fait, c'est tout l'inverse. L'imagerie pornographique s'empare de vous, et détruit votre propre capacité à fantasmer par vous-même. Vous ne "fantasmez" plus, vous ne faites que copier-coller ce que vous avez vu dans les films. Votre compagne ou votre compagnon ne vous a-t-elle(il) jamais reproché de vous comporter comme si vous étiez sur un plateau de tournage X?

 

Avec le sevrage, vos propres désirs et votre libido vont renaître, et vous serez bientôt capable de formuler des fantasmes bien à vous - c'est à dire marqué par votre propre passé, par le contexte, et par la personne avec qui vous êtes. Vous vivrez donc une sexualité beaucoup plus originale et inventive que celle que vous vendait la pornographie. Cette sexualité, surtout, vous la construirez à deux. Cela va peut être prendre un petit peu de temps, mais l'issue est en vous. Vous avez sans doute eu des rapports beaucoup plus complices avant d'être dépendant, c'est donc toujours en vous. Et si la pornographie a toujours accompagné votre sexualité, rassurez-vous, cela s'apprend très bien!

 

 

TEMOIGNAGE DE RED, FUTUR EX-DEPENDANT EN COURS DE SEVRAGE, 06/12/10

 

"Je suis en sevrage depuis cinq semaines (...) Avec mon épouse, je me surprends a lui dire des mots tendres ; a la caresser sans envie sexuelle .Et pendant les rapports, j’ai découvert le plaisir des préliminaires: caresses,baisers passionnés; je suis plus sensuel ; je n’ai plus de troubles d’érectop, ; j’éprouve une grande jouissance ."

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE LEA, COMPAGNE DE DEPENDANT, 21/06/11

 

" Depuis il a changé (...) Il est redevenu doux et prévenant, alors qu'il n'avait plus aucun désir pour moi, nous avons fait l'amour 3 fois sur le week-end et avec tendresse (...) le combat ne fait que commencer mais j'ai de nouveau espoir. (...)

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE OUPS71, COMPAGNE DE DEPENDANT, 14/06/11

 

" je rentre tout juste de mon week avec mon ami (...) j'ai passée deux jours super avec lui (...) il m'a fait l'amour , la ce n'etait pas de la baise , juste me faire l'amour ! avec de la tendresse , c'etait beau ........propre ! on a beaucoup discuté après , dans les bras l'un de l'autre ! (...)"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

L'amélioration de la qualité des érections

 

La sexologue Andrée Matteau (dont les travaux sont notamment cités par Richard Poulin dans son livre "La Violence pornographique") a établi de longue date qu'une surconsommation de porno, pouvait entraîner des troubles de l'érection allant jusqu'à l'impuissance.

Schématiquement, le cerveau du dépendant est tellement habitué à trouver sa source d'excitation dans le porno, qu'il ne sait plus y arriver sans. Les rapports sexuels sont alors vécus par le dépendant comme une épreuve, dans la mesure où il a de grandes difficultés à maintenir une érection sans stimulation pornographique. Le plaisir fait place à une sorte d'angoisse, de dépit dans l'acte.

De plus, nombre de dépendant ont un rythme de masturbation très soutenue. Or, le corps est une machine avec ses propres limites: on ne peut lui demander de maintenir une excitation physique permanente.

 

Si le sevrage est sérieux, les érections vont regagner rapidement en qualité. D'abord, l'arrêt de la masturbation entraîne mécaniquement un regain de vitalité sexuelle (l'énergie physique dépensée pour se masturber, est économisé) Puis, au fur et à mesure qu'il s'habituera à être privé de pornographie, votre esprit va se "repositionner" vers une autre source d'excitation. Puis, petit à petit, votre mémoire et votre subsconcient vont se désengorger de toute l'imagerie pornographique qu'ils ont pu stocker. Un peu à la manière des poumons d'un fumeur, votre esprit va se regénérer, redevenir "sain".

Avec le retour des érections, revient celui du plaisir. Les dépendants, le plus souvent, ont appris à se satisfaire d'érections bâclées, sans véritable appréciation de la montée de l'orgasme. Tout simplement parce que la masturbation est alors exécutée beaucoup plus au titre du besoin, que du plaisir.

 

Cette partie là du sevrage va sans doute prendre un peu plus de temps que les autres. Les images à caractère sexuel sont celles qui imprègnent plus durablement notre esprit; elles sont donc aussi celles le plus difficile à faire disparaître.

 

 

TEMOIGNAGE D'ETHANOL, FUTUR EX-DEPENDANT, 20/02/11

 

" Ça fait 20 jours aujourd'hui que je n'ai rien fait, autant au niveau pornographique qu'au niveau masturbatoire. Ce matin, j'ai eu une solide érection, cela en était même pas croyable. Je ne me souviens même pas avoir eu une érection matinale aussi intense dans toute ma vie, car, habituellement, je me masturbais presque continuellement, alors ma libido a toujours été drastiquement basse. "

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE NUMA, FUTUR EX-DEPENDANT, 21/03/11

 

" J'avoue que la masturbation me titille parfois mais avec des périodicités de 3 ou 4 jours. J'essaie de l'éviter tant que possible mais parfois ça me démange. Dans ce cas, j'évite d'aller au bout. Ce que ça m'a permis de constater c'est que je n'ai plus besoin de faire nécessairement appel à des images pour maintenir l'érection. Ce matin j'ai eu une solide érection (pas une matinale, une vraie) qui a eu du mal à s'en aller alors que je ne faisais en aucun cas appel à des images. C'est vraiment une seconde naissance pour moi. Quel bonheur!"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

II. LES EFFETS IMPREVUS DU SEVRAGE

 

Durant le sevrage, vous allez passer par différents phases temporaires, auxquels vous ne vous attendiez pas forcément. Rien de grave cependant! Il ne s'agit que de phénomènes transitoires, passages obligés sur la route du sevrage.

 

A. L'EVOLUTION DE L'HUMEUR

 

L'irritabilité, entraînée par les premières sensations de manque.

 

Certains dépendant expriment devenir irritables, voir agressifs en début de sevrage. Cela est dû à l'effet de manque. Votre corps et votre esprit répondent à la suppression de leur dose de pornographie habituelle. Ils refusent le sevrage que vous tentez de lui imposer, et vous le font savoir.

Cet effet est l'un de plus temporaires. Rapidement, votre métabolisme va passer du refus du sevrage, à la volonté d'adaptation. Aussi, même si vous continuerez de ressentir les effets du manque, ils ne généreront plus chez vous cette irritabilité.

 

Les états de déprime liés au "vide" laissée par la pornographie

 

Certains dépendants ressentent comme une grande lassitude, une sorte de spleen généralisé après quelques jours ou semaines de sevrage. Cela est dû au cumul de nombreux facteurs:

- la pornographie est souvent vécue par le dépendant comme un refuge contre les vicissitudes de la vie quotidienne. Sa consommation peut représenter une habitude, à la manière du fumeur qui allume une cigarette en revenant du travail. Il est donc logique que la privation de cette source de réconfort génère des angoisses.

- votre esprit peut avoir du mal à appréhender une vie sans pornographie, et vous envoie comme un message d'alarme. Il vous invite à reconsommer de toute urgence, pour votre "salut". Naturellement, vous savez que cela est faux. A vous d'être le plus fort.

- le temps que vous consacriez auparavant à la pornographie vous est maintenant rendu. Mais qu'en faire? Les dépendants ont généralement une vie sociale moins étendue, dans la mesure où la consommation de porno leur prenait une part plus ou moins large de leur temps libre. Or l'ennui tend à la déprime, menant elle-même vers la rechute. A vous de vous redéployer sur de nouvelles activités, avant de continuer à occuper votre esprit. Re-sortez avec des amis que vous avez perdus de vue, relancez-vous dans le sport, ou une activité créatrice. Pourquoi ne pas prévoir ce voyage qui vous tient à coeur? Etc.

 

Et rassurez-vous. Le sevrage ne rend jamais dépressif, bien au contraire. Il remet votre vie sur de meilleurs rails. A vous cependant de "compenser" le temps libéré par la fin de votre consommation de porno, par d'autres activités plus profitables.

 

 

TEMOIGNAGE DE PROSPER, FUTUR EX-DEPENDANT, 02/06/11

 

"Je pense que ces "prises de têtes" font partie du sevrage. On passe par des étapes de déprime, de super forme, puis de questionnement ... Nous étions dans le déni dans le passé ou bien nous ne voyions pas bien la profondeur de notre dépendance (...)

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

TEMOIGNAGE DE WEEZY, FUTUR EX-DEPENDANT, 02/05/11

 

"J'ai l'impression que dans le sevrage nous passons par plusieurs phases (...) 1er jour l'euphorie (on a envie vraiment d'arrêter et on se dit cette fois ci c'est la bonne). La premiere semaine, on lutte contre l'addiction porno/masturbation, celle qui est automatique (c'est pratiquement un manque physique que l'on ressent, on n'a plus sa décharge quotidienne) (...) A la fin de la deuxième semaine, tu commence à déprimer, à devenir nostalgique du temps ou le porno/mb venait combler les soucis (...) On est clairement déprimé. Cela fait partie de la phase à dépasser. Les personnes qui s'en sont sortis en témoignent, le spleen et la dépression disparaissent à mesure du sevrage (...) Je suis dans cette phase actuellement, des jours ça va des jours pas du tout, mais au fur et à mesure le brouillard se dissipe un peu. Il est normal que tu déprimes, le sevrage nous guérira aussi de cet état de tristesse profonde."

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

TEMOIGNAGE DE ACTIONMAN, FUTUR EX-DEPENDANT, 22/01/11


"De mon point de vue, après 15 jours de sevrage, avoir une petite déprime, se demander pourquoi on fait tout ça au final, pourquoi est-ce qu'on arrête la pornographie puisque rien ne change... c'est un passage presque obligatoire. Avant d'aller mieux, on doute et on va mal ; disons que c'est un cap à passer. "

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com


TEMOIGNAGE DE LA CRAMPE, FUTUR EX-DEPENDANT, 12/01/11

 

10 janvier 2011

"je constate juste que je déprime au bout de quelques jour de sevrage. J'avais oublié mais là c'est assez flagrant.
Les fois précédentes, j'avais préféré céder pour aller mieux temporairement mais c'était une erreur.
Je sais que cet état est passager et que je devrai passer par là pour purger donc je tiens le choc
"


12 janvier 2011

"Et voila: la première semaine tombe ! (...) Ca a été dur mais je n'ai pas cédé. La petite déprime des derniers jours est passée, elle reviendra sûrement mais je ne rechuterai pas. J'ai identifié quelques instants dans lesquels lors des précédents sevrages, j'aurais cédé mais où j'ai pu résister (...)"

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

B. LES PHASES TRANSITOIRES DE LA LIBIDO

 

Le sevrage va vous permettre de retrouver le contrôle de votre libido (voir plus haut). Toutefois, ce rééquilibrage va passer par des phases transitoires. Tous les dépendants à ce titre ne passent pas par les mêmes choses. Si certains ont l'impression que leur libido "explose", d'autres ont l'impression de subir son effondrement complet.

 

L'explosion de la libido...

 

En début de sevrage, certains dépendants vont manifester comme une explosion de leur libido, avant que celle-ci ne rejoigne un niveau plus conventionnel. Le corps, en quelque sorte, vit une forme de libération de sa capacité à fantasmer, jusqu'alors opprimé par le dictat pornographique. Ce qui explique cette apogée libidoïque typique de début de sevrage.

Cet optimum n'est que temporaire, la libido revenant inévitablement à un niveau plus régulier. Ce n'est nullement un drame! Votre corps revient à son "rythme de croisière", celui où il se sent le plus épanoui.

Si vous êtes en couple, savourez pleinement cet optimum, sans pour autant le regretter une fois celui-ci passé. Votre corps n'est pas une machine, personne ne vous demande d'être perpétuellement excité. Si vous l'étiez d'ailleurs, cela serait probablement le signe d'autres troubles.

 

... ou son "effrondrement" temporaire

 

D'autres dépendants, à l'inverse, vont avoir l'impression que leur libido s'effondre. Dans ces cas là, il semble que l'esprit, privé de porno, ait besoin de temps pour trouver une autre source d'excitation. Ce phénomène s'observe surtout dans les cas de longues dépendances; comme si, avec le temps, le cerveau avait oublié "comment faire" sans stimulation pornographique.

Soyez rassuré: il ne s'agit pas là d'un oubli définitif, mais d'un simple "trou de mémoire". A l'exception des asexuels, qui ne vivent pas de libido, tout individu est enclin à éprouver du désir sexuel. Votre esprit se souviendra de cela. Il faut juste lui laisser le temps de renouer avec le désir.

Inutile en tout cas de brusquer les choses. Si vous êtes en couple, il faudra être franc avec votre compagne/compagnon. Ce(tte) dernier(e), même si il/elle ne s'épanouissait pas dans la sexualité mécanique que vous lui proposiez, ne va pas forcément bien vivre l'arrêt quasi total de toute forme de sexualité. Expliquez lui que cette phase n'est que temporaire, et que c'est grâce à ce temps d'arrêt, que vous retrouverez bientôt une excitation saine. Expliquez lui aussi que vous continuez de l'apprécier, et qu'elle n'a rien perdu de sa beauté et de son charme.

 

C. LA PERSISTANCE DE TENTATIONS MASTURBATOIRES

 

Pornographie et masturbation sont liées; mais il est souvent constaté que l'arrêt de la deuxième, prend beaucoup plus de temps que l'arrêt de la première.

Ainsi, quand bien même l'envie de consommer du porno vous aura quitté, vous continuerez de ressentir quand même le besoin de vous masturber. Souvent, il s'agit d'une sorte de réflexe, d'un effet de conditionnement; certains membres expliquent se retrouver fréquemment la main dans le pantalon, sans pour autant chercher la masturbation, comme si c'était une habitude.

 

Ne cédez évidemment pas aux tenations. Vous risqueriez de relancer le cycle de la dépendance. Combattez les situations sujettes aux épisodes masturbatoires. Dès que ce genre de pulsions vous prend, pensez à autre chose. Vous avez déjà fait une bonne partie du chemin en arrêtant le porno, il serait dommage de tout perdre maintenant.

 

Pour obtenir plus d'informations sur ce sujet: voir l'article "L'altération de la sexualité du dépendant, partie I.C. "L'entretien d'une pratique masturbatoire excessive"

 

 

D. L'AUGMENTATION DES REVES EROTIQUES

 

Un nombre élevé de dépendants expliquent faire de nombreux rêves érotiques depuis qu'ils ont débuté leur sevrage. L'objet du rêve dépend cependant des individus. Si certains s'imaginent en action avec tel acteur ou tel actrice connues, d'autres se "voient" en train de visionner de la pornographie ou de se masturber. Ils s'avouent étonnés, car dans la grande majorité des cas, ils ne faisaient pas ce type de rêve auparavant.

 

Tout d'abord, il faut rappeler que la formation de rêves érotiques, n' a rien d'anormal ni d'extraordinaire. Il s'agit d'une réponse de l'esprit à l'insatisfaction sexuelle s'accumulant dans l'insconcient. On rêve inconsciemment de situations nous faisant fantasmer. Ce qui est plutôt sain, car pas ce biais, on évacue une partie de nos tensions sexuelles.

L'augmentation des rêves érotiques pendant le sevrage est une réponse de votre esprit, à la frustration engendrée par l'effet de manque. Vous privez votre cerveau de sa dose habituelle de pornographie; aussi les tensions sexuelles s'accumulent elle plus vite.

Comme ces rêves sont associés à un phénomène de privation, chez les dépendants, ils prennent une intensité particulière. Un certain nombre de membres du forum semble capable de se les remémorer avec une assez grande précision. D'autres s'aperçoivent au réveil avoir vécu une éjaculation nocture durant ces rêves, chose qui ne leur arrivait jamais auparavant.

 

Rêver érotique ou porno n'est pas un signe de rechute, rassurez-vous. Vous ne pouvez contrôler votre inconscient, et encore une fois, cela fait partie d'un processus de décompression tout à fait normal.

Ce qu'il faut à tout prix éviter, c'est que ces rêves passent dans la partie consciente de votre esprit. Il ne faut donc jamais se masturber au réveil suite à un de ces rêves. Vous transformeriez la "soupape de sécurité" en excitation bien réelle, ce qui serait dommageable. Alors si ça vous arrive, pensez à autre chose, tout simplement!

 

Un dernier point. Vous vous dites peut-être que vous, vous ne faites pas de rêves érotiques, et vous vous demandez donc à ce titre si vous êtes normal. Rassurez-vous: vous faites aussi des rêves à caractère sexuel, mais ne vous en souvenez pas, tout simplement.

 

TEMOIGNAGE DE ML, FUTUR EX-DEPENDANT, 26/06/11

 

"Cette après midi, avec la chaleur, je me suis endormi une bonne heure et demie et dans un rêve des plus réalistes, je me voyais face a un écran en train de regarder du porno. Tout allait très vite, je me sens en train de me masturber et en tête je n'ai qu'une pensée: mon sevrage, ca va gâcher mon sevrage. (...) Et hop, je me réveille... et Dieu merci, ce n'était qu'un cauchemar. Le réalisme, les sensations, tout y était a la différence que tout s'enchainait comme un film (...)

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE BIBOPCHANGE, FUTUR EX-DEPENDANT, 13/04/11

 

"Ce matin petite proscratination du réveil suite à des rêves érotiques bizarres, je me rappelle pas de tout mais je me rappelle surtout que dans mon rêve j'étais habité par une envie irrépressible de masturbation, ainsi j'allais à la recherche de matériel pornographique,(je me souviens des images); j'ai également rêver que j'avais accès à mon sites d'annonces de rencontres (...) puis au réveil j'ai vraiment cru que j'avais rechuté (niveau masturbation/porno), cela m' a vraiment désorienté.

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE PHILAM, FUTUR EX-DEPENDANT, 19/03/11

 

"J'ai été la "victime" involontaire d'une éjaculation nocturne, il y a deux nuits, avec rêve érotique (apparemment soft, ce qui me rassure un poil). J'ai surtout ressenti une sorte de soulagement, comme si j'expurgeais des toxines ou quelque chose de ce genre. Il s'agit certainement d'une étape vers la "guérison"... "

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

TEMOIGNAGE DE TOM28, FUTUR EX-DEPENDANT, 17/03/11

 

"Tout se passe bien. A noter, une éjaculation pendant mon sommeil. Avec un mini rêve érotique. (le rêve en est-il la cause ou la conséquence, je ne sais pas). Je ne sais pas exactement comment prendre ça. Je sais que c'est plutôt quelque chose de normal. Et ça faisait quelques temps que ça ne m'était pas arrivé. Donc je vois ça positivement dans le cadre de ma progression."

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

TEMOIGNAGE DE CANDIDE, FUTUR EX-DEPENDANT, 11/03/11

 

Cette nuit, j'ai rêvé que je regardais du porno. C'était tellement réel que pendant un moment, juste en me réveillant au milieu de la nuit, je ne savais plus où était la vérité. Je me suis dis que c'était vraiment débile (...) Puis j'ai compris que c'était un rêve. Un rêve qui me rappelle que le porno est toujours là, en moi, et que le combat n'est pas encore terminé."

 

Source : Témoignage issu du forum du www.pornodependance.com

 

 

III. QUELQUES QUESTIONS FREQUEMMENT POSEES A PROPOS DU SEVRAGE

 

Dois-je absolument en parler à ma compagne?

 

Vaste question, à laquelle on ne peut donner une réponse arrêtée!

 

Les opinions et les expériences des membres du forum de ce site, sont variés sur ce thème.

 

- certains n'ont pas envie de dévoiler cette part d'eux-même, intime et surtout honteuse, à leur femme, notamment par peur de la perdre. Ils expliquent aussi ne pas vouloir faire souffrir leurs compagnes; car il est vrai que pour une femme, la consommation de pornographie de leur conjoint est souvent assimilée à une forme de tromperie (voir à ce titre l'article "Compagnes de dépendants, aider et être aidées, partie II.C "User de la pornographie, est-ce tromper?"

 

- d'autres souhaitent partager le problème avec leur épouse, soit par désir de ne rien leur cacher, soit par besoin de trouver une oreille attentive. Les dépendants de type II et III (ayant des rapports virtuels ou réels avec des femme, voir ici pour plus d'informations) ressentent aussi une certaine culpabilité les amenant à la confession.

 

Personnellement, je suis favorable à ce que les épouses de dépendants soient associés au processus de sevrage. La compagne peut se révéler être une oreille attentive, capable de vous soutenir dans vos efforts. Elle vous connaît mieux que quiconque, et s'interroge déjà très probablement sur vos sautes d'humeur, l'évolution de vos relations sexuelles, le temps que vous passez devant l'ordinateur... (voir à ce titre l'article "Compagnes de dépendants, aider et être aidées, partie II.B" S'il désire se confier à vous, écoutez-le"

De plus, ne vaut-il mieux pas que votre compagne apprenne la vérité de votre propre bouche, plutôt que par elle-même, au détour de la découverte d'un historique mal dissimulé ou d'un contact MSN compromettant laissé ouvert ?

 

Dois-je absolument arrêter la masturbation?

 

C'est une des questions les plus fréquemment posées sur le forum. Comme indiqué plus haut, masturbation et pornodépendance sont liées. Il peut être rassurant de se dire qu'on a pas à arrêter la masturbation, afin de garder une forme de "soupape de sécurité" pour évacuer les tensions.

Mais le problème est que le dépendant, quand il se masturbe, se rémémore les images pornographiques incrustées dans son esprit pour voir s'exciter... Il réactive ainsi le cycle de l'addiction. A peu de choses près, cela revient à pour lui à reconsommer du porno.

Voilà pourquoi il est donc impossible d'espérer se sevrer complètement sans arrêter la masturbation.

 

Pour obtenir plus d'informations sur ce sujet: voir l'article "L'altération de la sexualité du dépendant, partie I.C. "L'entretien d'une pratique masturbatoire excessive"

 

Est-il obligatoire de se sevrer "complètement", ou puis-je espérer arriver à me stabiliser à un niveau "satisfaisant" de consommation ?

 

Il peut être tentant, pour un dépendant, de croire qu'il existerait un niveau "raisonnable" de consommation. Ce niveau serait celui il arriverait à contenir sa consommation, et à y trouver plus de bénéfices que de gêne. Un compromis qui lui permettrait de faire l'économie de la souffrance causée par la sensation de manque inévitable lors du sevrage.

 

Soyons clair: on ne peut non espérer se satisfaire d'un "demi-sevrage", fait de phases de consommation et/ou de masturbation limitées.

- l'énergie nécessaire pour maintenir un état intermédiaire de sevrage est extraordinaire, car le dépendant doit en permanence veiller à éviter les tentations qui pourraient dégrader la situation. Or, il arrive toujours un coup de fatigue, où on se dit qu'un petit écart par rapport à ce qu'on avait convenu, ce n'est pas si grave... Et voilà comment naissent les rechutes!

- le résultat d'un "demi-sevrage" est dérisoire! Un "demi-sevrage" n'atténue que de façon très modeste les effets de dépendance, tout en nécessitant autant d'efforts qu'un sevrage intégral. Par exemple, si vous souffrez d'une baisse de libido avec votre compagne, il est prêt à parier que vous ne retrouverez un optimum sexuel que par un sevrage complet.

 

Espérer atteindre un niveau "raisonnable" de consommation, c'est rester dans le déni. Le dépendant reconnaît qu'il est un peu malade, mais finalement pas assez pour prendre son état au sérieux. Il minimalise le problème, cherche à s'en détacher. C'est aussi une manière de dissimuler sa peur de ne pas y arriver. Mais tout n'est question que de volonté. N'ayez pas peur des états de manque, ils font partie du processus de guérison. Une fois sevré, ils ne seront pour vous que des mauvais souvenirs!

 

Pourrais-je un jour revenir vers la pornographie ?

 

Mais pourquoi vouloir y revenir, tout simplement?

Personne n'a besoin de pornographie pour être heureux. Voir des invidivus copuler sur écran ou sur papier glacé n'engendre pas le bonheur.Ce n'est pas non plus cela qui rendra votre sexualité plus épanouie. Et ce n'est parce que, soi disant, tout le monde en regarde - ce qui est faux- qu'il faux faire comme tout le monde.

 

Si vous vous posez cette question, c'est que vous craignez encore de vivre sans pornographie. Parce que vous ne savez pas ce qu'il y a "après"; parce que vous ne savez pas si vous saurez supporter les états de manque.

Mais n'ayez pas peur. Cette vie de sevré qui vous tend les bras est pleine de richesses. Aucun membre du forum ayant atteint son objectif n'a regretté ses efforts! Pour vous rendre compte des bienfaits du sevrage, relisez la première partie de cet article.

Souvenez-vous aussi que vous n'avez pas toujours été un dépendant à la pornographie. Et que vous ne viviez sans doute pas plus mal avant.

Quand vous serez sevré, vous n'aurez d'ailleurs sans doute plus envie de retourner vers la pornographie, ne serait-ce qu'à cause de tout le mal qu'elle vous a fait. Et vous aurez raison.

 

Comment réagir face aux scènes érotiques dans un film "classique"?

 

Il n'aura échappé à personne qu'on trouve aujourd'hui des scènes de sexe dans un grand nombre de films dits "classiques". Quand vous comprenez qu'une scène excitante ou érotique survient, détournez le regard, tout simplement. Rien ne vous force à les regarder. Et vous comprendrez sans doute tout aussi bien l'histoire!

 

N'oubliez pas qu'en tant qu'addict, vous devez être particulièrement prudent vis à vis des sollicitations extérieures. Tant que vous n'aurez pas achevé votre sevrage, une simple scène un peu sexy peu entraîner chez vous la résurgence des scènes X d'antan.

 

Surtout, ne vous laissez pas capter, en vous disant que "ce n'est pas méchant", parce que ça ne serait pas du porno. Une scène érotique reste une scène érotique. La libéralisation des moeurs et surtout l'indifférence du public aidant, on trouve aujourd'hui, dans le travail de réalisateurs dits "conventionnels", des scènes à proprement parler pornographiques. Au point tel que la plupart du temps, ils les font "jouer" par des acteurs pornographiques!

 

AFREG. 1ère version de l'article: juillet 2011.

 

 

 

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